Chaleur et travail

chaleur

La chaleur en été est de plus en plus présente chaque année et d’après le ministère de la transition écologique, les vagues de chaleur seront deux fois plus nombreuses d’ici 30 ans. Les risques sur la santé sont importants, notamment pour les personnes de santé fragile et des mesures de prévention sont prises ainsi que des informations pour le grand public.

Conseils généraux

Conseils du site sante.gouv.fr

  • Restez au frais
  • Buvez de l’eau
  • Evitez l’alcool
  • Mangez en quantité suffisante
  • Fermez les volets et fenêtres le jour, aérez la nuit
  • Mouillez-vous le corps
  • Donnez et prenez des nouvelles de vos proches
  • Préférez des activités sans efforts
  • En cas de malaise, appelez le 15
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La chaleur pose également des problèmes au travail. Il y a bien sûr les travailleurs en extérieur, travaux publics, charpentiers – couvreurs, entretien d’espaces verts, coursiers, … mais on peut rencontrer des températures élevées dans certains locaux.

Obligations de l’employeur

D’après l’article L4121-1 du Code du Travail, « l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».

Le risque lié à la chaleur doit être inscrit dans le document unique et réévalué chaque année.

Au-delà de 30° pour une activité de bureau et 28° pour un travail physique, la chaleur peut constituer un risque pour la santé des salariés

travail par forte chaleur en été, comment agir ? INRS ED6371

Prévention

  • Surveiller les bulletins de météofrance afin de mettre à jour les mesures de prévention
  • Mettre à disposition de l’eau fraiche et/ ou des pièces rafraichies
  • Garder des zones d’ombres (parking, zones de repas extérieur, …)
  • Adapter les horaires de travail (commencer tôt le matin)
  • Augmenter les périodes de pauses
  • Eviter le travail isolé (surveillance mutuelle des salariés en cas de malaise)
  • Fournir des moyens de manutention pour éviter les efforts physiques
  • Sensibiliser les travailleurs sur les « bonnes pratiques » d’hygiène de vie en période de fortes chaleur
    • Boire de l’eau, de façon régulière et avant d’avoir soif
    • porter des vêtements clairs et amples de préférence en coton
    • se couvrir la tête à l’extérieur
    • Manger léger, préférer des aliments riches en eau (fruits et légumes), éviter l’alcool
  • Demander conseil au médecin du travail pour les mesures à mettre en place.

La veille « canicule » est mise en place du 1er juin au 31 août

Un numéro vert Canicule Info Service est le 0800 06 66 66

Le coup de chaleur

Le coup de chaleur est une urgence vitale, il est important de rappeler les consignes aux Sauveteurs Secouristes du Travail sur la conduite à tenir.

  • Appeler les secours (15 – 18 ou 112)
  • Amener la personne dans un endroit frais et aéré.
  • Lui retirer les vêtements.
  • L’humidifier avec une douche ou des linges humides.
  • En cas de perte de conscience, mettre la personne en Position Latérale de Sécurité (PLS) et continuer à la rafraichir jusqu’à l’arrivée des secours.

En savoir plus

ecologie gouv fr

sante.gouv.fr

sante publique france.fr

meteo france.fr

Journée internationale des infirmières

journée internationale des infirmières

Chaque année, l’anniversaire de la naissance de Florence Nightingale est la date choisie pour la journée internationale des infirmières.

Le Conseil International des Infirmières (CII), organise des actions à thème pour cette journée.

Cette année le thème est Nos infirmières – Notre avenir.

Les Infirmiers en santé au travail ont un rôle important à jouer dans la santé des salariés, voici une infographie qui détaille leurs champs d’action.

Champs d'action des IST

Prévention de la sédentarité : rôle de l’IST

activite physique

L’activité physique est devenu un sujet de santé publique pour lutter contre la sédentarité qui amène de nombreux problèmes de santé. Le monde de la santé au travail est sollicité pour conduire également des actions.

Je vous propose un questionnaire très court pour évaluer la place des IST dans ces actions.

Merci de votre participation et de vos commentaires.

Les résultats seront publiés sur cette page.

Formation aux gestes d’urgence aux salariés partant à la retraite

defibrillateur

La loi 2020-840 du 3 juillet 2020 indique l’obligation des employeurs à proposer une sensibilisation aux gestes d’urgence aux salariés partant prochainement à la retraite.

Cette formation de 2 heures est comprise dans le temps de travail du salarié. Il peut y avoir un maximum de 15 stagiaires par formateur. Chaque stagiaire reçoit une attestation de formation.

A l’issue de cette formation, le salarié sera capable de :

  • Assurer la sécurité de soi-même, de la victime ou de toute autre personne et de transmettre au service de secours d’urgence les informations nécessaires à son intervention
  • Réagir face à une hémorragie externe et installer la victime dans une position d’attente adaptée ;
  • Réagir face à une victime en arrêt cardiaque et utiliser un défibrillateur automatisé externe.

Cette formation peut être assurée par des formateurs titulaires du certificat de formateur de Sauveteur-Secouriste du Travail (SST) à jour de leur formation ou Maintien-Actualisation des Compétences (MAC).
Les infirmiers en santé au travail (inter entreprise, service autonome ou entreprise) peuvent réaliser ces formations s’ils sont formateurs SST.

Les infirmiers (quatrième partie du code de la santé publique) peuvent également dispenser la sensibilisation aux  » gestes qui sauvent  » s’ils respectent les recommandations techniques et les propositions pédagogiques mentionnées sur le site de la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises

En savoir plus

loi 2020-840 du 3 juillet 2020

Article D1237-2-2 du Code du Travail

Art 5 de l’arrêté du 30 juin 2017 instituant une sensibilisation aux « gestes qui sauvent »

Programme des gestes qui sauvent sur le site du ministère de l’intérieur

Décrets sur la formation qualifiante des IST

diplome

Mise à jour le 4 mars 2023

Le décret concernant les modalités de la formation qualifiante pour les IST est paru le 28/12/22 au Journal Officiel.

Ce décret, issu de l’article 34 de la loi 2021-1018 du 2 aout 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail était attendu des infirmiers en santé au travail.

Il concerne les « infirmiers en santé au travail exerçant en services de prévention et de santé au travail et exerçant au sein des services de santé au travail en agriculture, infirmiers d’entreprise. »

Il fixe les modalités de la formation qualifiante, qui doit effectuée dans les 3 ans qui suivent l’inscription à la formation.

  • 240 heures minimum d’enseignement théorique,
  • 105 heures de stage pratique professionnel en santé au travail

Cette qualification peut être obtenue tout ou en partie, en justifiant d’un parcours équivalent aux heures requises ou par « l’expérience professionnelle » du candidat.

Lire le décret

Remarques

  • Dans le texte : le terme d’infirmier en santé au travail semble s’appliquer aux infirmiers en services de prévention interentreprise ou autonomes, puisque le terme d’infirmier d’entreprise et également noté. Les infirmiers d’entreprise ne font-ils pas de la prévention et de la santé au travail ?
  • Le décret s’applique donc à tous les infirmiers du travail, qui auront la même formation. De ce fait les infirmiers d’entreprises devraient pouvoir accéder à des missions similaires aux infirmiers en services interentreprise et autonomes, comme les VIP.
  • Les « établissement publics à caractère scientifique, culturel et professionnel et les organismes de formation certifiés » pourront ils proposer des places en nombre suffisant pour former tous les IST en attente de formation ?
  • Ces établissements ne sont pas forcément des universités, donc la formation sera « qualifiante » et pas forcément « diplômante » comme les licences et masters en santé au travail.
  • Les IST qui ont déjà obtenu un DIUST mais avec moins de 240 heures de formation, seront -ils « qualifiés » ou devront-ils repasser des formations ?

L’arrêté du 30 janvier 2023 relatif aux modalités d’organisation et d’évaluation de la formation spécifique des infirmiers de santé au travail est paru au Journal Officiel le 1er mars 23.

Le programme est détaillé en 6 items et donne les horaires minimaux de formation

  1. La connaissance du monde du travail et de l’entreprise (25 heures minimum)
  2. La connaissance des risques et pathologies professionnels et les moyens de les prévenir (50 heures minimum)
  3. L’action collective de prévention des risques professionnels et de promotion de la santé sur le lieu de travail et l’accompagnement des employeurs et des entreprises (50 heures minimum)
  4.  Le suivi individuel de l’état de santé des salariés incluant la traçabilité des expositions et la veille sanitaire et épidémiologique (35 heures minimum) 
  5. La prévention de la désinsertion professionnelle (35 heures minimum)
  6. L’exercice infirmier dans le cadre des équipes pluridisciplinaires des services de prévention et de santé au travail et la collaboration avec les personnes et organismes mentionnés aux troisième et quatrième alinéas du I de l’article L. 4644-1 (20 heures minimum) 

La suite du texte donne les conditions d’obtention de la qualification

« L’acquisition des connaissances transmises dans les matières mentionnées du 1° au 6° du présent arrêté est sanctionnée par un taux de réussite d’au moins 50 % à une épreuve de validation dont les modalités sont déterminées par l’établissement ou l’organisme de formation.
L’acquisition des compétences développées durant le stage de pratique professionnelle mentionné au 2° de l’article R. 717-52-14 est sanctionnée par la validation du stage selon des modalités prévues par l’établissement ou l’organisme de formation.
« 

Voir le texte complet

Remarques

  • Les horaires minimum cités dans le décret donnent 25+50+50+35+35+20 = 215 heures alors que le décret précédent demande 240 heures minimum d’enseignement théorique.
  • Dans le paragraphe 4, il est noté « Maîtriser l’usage et le recours au dossier médical en santé au travail numérique et sécurisé (contenu, accès, droit du travailleur, échanges d’informations entre professionnels de santé) » : Qu’en est-il des infirmiers d’entreprise qui n’ont souvent pas accès au dossier des salariés ?
  • Le 6e paragraphe est essentiellement tourné vers les SPST avec « les protocoles de délégations des médecins du travail« , « la Méthodologie de travail sur les actions collectives au sein de l’équipe pluridisciplinaire« .

Merci à Pop Rivet pour son partage d’infos.

Covid-19, 2 ans après

vaccinations

Après la 7e vague, ce qui change le 1er Août 2022

  • Arrêt de l’obligation du port du masque dans les établissements de soins, sauf sur demande du directeur d’établissement.
  • fin de l’état d’urgence sanitaire
  • Le conseil scientifique uniquement axé sur le Covid-19 est remplacé par un comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires.
  • Une 2e dose de rappel est proposée aux personnes de plus de 60 ans, femmes enceintes, professionnels de santé …
rappel 2e dose

Pour en savoir plus sur les personnes concernées par la vaccination cliquez ici

Le guide repère des mesures de prévention des risques de contamination au Covid 19 a été mis à jour le 1er Août 2022.

  • Le port du masque n’est plus obligatoire, il est conseillé dans les zones confinées et pour les personnes à risques ou ayant des proches à risques.
  • La désinfection des mains et des surfaces et objets pouvant transmettre le virus est fortement conseillée.
  • La vaccination est toujours recommandée.
  • Les Services de Prévention et Santé au Travail devront être vigilants à la reprise du travail des personnes qui ont été longtemps confinées
  • Téléchargez le repère version du 1/08/22

L’outil de suivi des cas contact continue jusqu’au 31 janvier 2023 et SI DEP jusqu’au 30 juin 2023.