Leptospirose
création
le 01/07/2010
Parmi les zoonoses, la leptospirose est assez répandue avec environ
300 à 400 cas par an en métropole, autant dans les départements d'Outre
mer. Elle concerne principalement les égouttiers et les personnes qui
travaillent au contact d'eau contaminée, mais aussi en relation directe
avec les animaux infectés ou simplement lors des loisirs comme la
plongée en eau douce ou pratiquant le canoé kayak.
définition
zoonose d'apès wikipédia : Une
zoonose (du grec zôon, « animal » et nosos, « maladie ») est une
infection ou infestation naturellement transmissible de l'animal à
l'homme et vice versa. Elle est causée par divers agents biologiques
(virus, bactéries, champignons, prions...).
L'article 226-13 n'est pas
applicable dans les cas où la loi impose ou autorise la révélation du
secret. En outre, il n'est pas applicable
:
1° A celui qui informe les autorités judiciaires, médicales ou
administratives de privations ou de sévices, y compris lorsqu'il s'agit
d'atteintes ou mutilations sexuelles, dont il a eu connaissance et qui
ont été infligées à un mineur ou à une personne qui n'est pas en mesure
de se protéger en raison de son âge ou de son incapacité physique ou
psychique ;
2° Au médecin qui, avec l'accord de la victime, porte à la
connaissance du procureur de la République les sévices ou privations
qu'il a constatés, sur le plan physique ou psychique, dans l'exercice
de sa profession et qui lui permettent de présumer que des violences
physiques, sexuelles ou psychiques de toute nature ont été commises.
Lorsque la victime est un mineur ou une personne qui n'est pas en
mesure de se protéger en raison de son âge ou de son incapacité
physique ou psychique, son accord n'est pas nécessaire ;
3° Aux professionnels de la santé ou de l'action sociale qui informent
le préfet et, à Paris, le préfet de
police du caractère dangereux pour elles-mêmes ou pour autrui des
personnes qui les
consultent et dont ils savent qu'elles détiennent une arme ou qu'elles
ont manifesté leur intention d'en acquérir une.Le signalement aux
autorités compétentes effectué dans les conditions prévues au présent
article ne peut faire l'objet d'aucune
sanction disciplinaire.

la bactérie
La bactérie (gram négatif ) appartient à l'ordre des spirochètes. et à la famille des leptopsiaceae.
Il existe 2 espèces :
- Leptospira biflexa qui est saprophyte
- Leptospira interrogans qui est pathogène
Il existe de nombreuses variétés,
présentes partout dans le monde et surtout en zone tropicale.
Parmi les leptospira interrogans, on trouve plus couramment les
leptospira australis, canicola, grippotyphosa, icterohemorrhagiae, ...
Les agents pathogènes de la leptospirose sont des bactéries du groupe 2.
Les leptospires peuvent survivre plusieurs semaines dans les mileux humides.
Certains animaux développent la maladie comme chiens, chevaux, porcs, renards, chevreuils, sangliers
les sujets à risques
Les professionnels à risque sont les personnes
- travaillant dans des endroits habités par des rongeurs comme les
égouts, les berges des mares et cours d'eau tels que personnels de
station d'épuration, égouttiers, pisciculteurs ...
- en contact avec des animaux potentiellement contaminés : transporteurs, équarrisseurs, éleveurs, vétérinaires, animaliers ....
Dans le cadre des loisirs, les plongeurs en eau douce et les pratiquants de sports nautiques sont
potentiellement à risque.
Les risques sont plus élevés en zone
tropicale (départements d'Outre-Mer) avec environ 300 cas par an.
la transmission
Les rongeurs transmettent les bactéries dans l'environnement par les
urines. Les leptospires peuvent survivre plusieurs semaines dans l'eau.
La bactérie pénètre dans l'organisme par les muqueuses (yeux, nez,
bouche) par des lésions infimes de la peau lors du contact avec le
milieu contaminé ou un animal infesté.
la maladie
Les premiers signes apparaissent une à deux semaines après le contact le plus souvent en été ou en début d'automne.
Il s'agit de symptômes ressemblant à une grippe avec forte fièvre (plus
de 39°), douleurs articulaires, musculaires et abdominales, et
céphalées accompagnés de fatigue intense.
Les symptômes peuvent s'aggraver dans les 4 à 5 jours avec
l'atteinte
des reins (urines colorées, protéinurie), des poumons, de la peau
(éruption cutanée) du foie (ictère, hépatomégalie) et
des méninges avec le décès dans 5 à 20% des cas selon la virulence des
souches.
La maladie ne confère pas d'immunité.
Elle n'est pas réputée contagieuse et ne fait pas partie des maladies humaines à déclaration obligatoire.
La leptospirose est inscrite au tableau des maladies professionnelles : n°19 du régime général et n°5 du régime agricole.
le traitement
Dès l'apparition des premiers symptômes, il faut consulter en médecin
en lui indiquant l'exposition possible professionnelle ou de loisir
avec les leptospires (contact avec l'environnement contaminé par
l'urine des animaux, lésions cutanées, projection dans les muqueuses).
Un examen biologique peut confirmer le diagnostic sang, LCR ou urines.
Un traitement antibiotique doit être mis en oeuvre rapidement.
la vaccination
Le
médecin peut proposer la vaccination aux personnes exposées, chaque cas
sera étudié de façon individuelle. Elle peut être conseillée en cas de
contacts répétés et importants avec des eaux ou surfaces
potentiellement contaminés ou d'animaux réservoirs de la leptospirose.
Le vaccin ne protège que contre la leptospira interrogans
icterohaemorrhagiae et peut avoir des effets secondaires : réaction
locale, fièvre, céphalée, vertige, malaise, nausée, myalgie, éruption,
paresthésie, réaction allergique.
Le vaccin est le spirolept ® (inactivé par le formaldéhyde) qui
nécessite 2 injections à 15 jours d'intervalle, puis un rappel de 4 à 6
mois plus tard. Les rappels suivant se font tous les 2 ans.
Il ne doit pas être utilisé chez la femme enceinte et l'enfant.
la prévention
La vaccination est proposée par le médecin du travail en fonction de l'activité réelle et non du poste, de façon individuelle.
Au cours des visites obligatoires (embauche, systématiques) le médecin
du travail informe le salarié des risques liés à son activité et des
mesures de prévention.
Les équipements de protection individuelle :
- éviter le contact de la peau et des muqueuses avec le milieu
contaminé par le port des équipements de protection individuelle :
bottes ou cuissardes, gants, lunettes, vêtements étanches.
- vérifier régulièrement le bon état des équipements et leur étanchéité. Les remplacer régulièrement.
- porter des gants, des vêtements et des lunettes en cas de
manipulation d'animaux morts, malades ou potentiellement porteurs de la
bactérie.
- rincer le matériel à l'eau claire après utilisation.
de façon plus générale :
- dans la mesure du possible, faire nettoyer les égouts avant l'intervention.
- dératiser et empêcher la prolifération d'animaux vecteurs (rats, ragondins, ...)
en cas de contact
- en cas de projection sur les muqueuses, rincer abondamment à l'eau propre,
- désinfecter les plaies cutanées et les recouvrir de pansements étanches.
Il est nécessaire de consulter rapidement un médecin en cas de symptôme
grippal, en lui indiquant la profession ou l'activité à risque,
eventuellement signaler tout contact avec de l'eau ou un milieu
potentiellement contaminé ou un animal vecteur les jours précédents.
en
savoir plus
wikipediaPasteur
inrs :
dossier zoonoses en milieu professionnel (mise à jour 16/06/2009)
avis du
conseil supérieur d'hygiène publique de France section maladies
transmissibles relatif aux recommandations pour la prévention de la
leptospirose en cas d'activité professionnelle à risque (18 mars 2005)
Rapport
du groupe de travail du conseil supérieur d'hygiène publique de France
Nouvelles recommandations relatives à la prévention du risque chez les
personnes exposées à la leptospirose (18 mars 2005)