le travail sur écran

mis
à jour le 03/10/2009
Le travail sur écran devient de plus en plus
d'actualité : d'une part,
l'informatisation apparaît comme une nécessité pour un accroissement de
productivité, et d'autre part, dans la vie personnelle, de plus en plus
nombreux sont les surfeurs sur
le net et les utilisateurs de jeux vidéos.
Des
études récentes (02/2007) montrent que le travail
sur écran peut être source de troubles musculosquelettiques, de fatigue
visuelle et de stress, mais de bonnes conditions de
travail ergonomiques et
organisationnelles permettent de réduire ces troubles.
Définition

On parle de
poste de travail sur écran quand les
salariés passent une partie importante de leur
temps de travail (> 4
heures
par jour) sur écran de visualisation.
Ne sont pas concernées les cas suivants cités
dans le décret n°91-451 du 14 Mai 91 :
"
a) Les postes de
conduite de véhicules ou d'engins ;
b) Les
systèmes informatiques à bord d'un moyen de
transport;
c) Les
systèmes informatiques destinés à
être utilisés en priorité par le
public ;
d) Les
systèmes portables dès lors qu'ils ne font pas
l'objet d'une
utilisation soutenue à un poste de travail ;
e) Les machines
à calculer, les caisses enregistreuses et tout
équipement
possédant un petit dispositif de visualisation de
données ou de mesures
nécessaires à l'utilisation directe de cet
équipement ;
f) Les machines
à écrire de conception classique dites " machines
à
fenêtre ". "
Le "poste type" de travail sur écran se compose en
général d'une unité centrale (UC),
d'un écran, d'un clavier, d'une souris, d'un fauteuil.
Fatigue
oculaire
Le travail continu
devant un écran peut provoquer des troubles oculaires
à types de picotements,
rougeurs, baisse de l'acuité etc... et également
des maux de tête. S'il
existe déjà un défaut visuel non
corrigé, la fatigue sera plus accentuée.
Ces troubles disparaissent en général avec
l'arrêt du travail sur écran.
Les utilisateurs de PC se plaignent également de
sécheresse oculaire (absence de larmes). Ce
phénomène pourrait être
causé par l'air sec ou pollué, la
diminution de clignement des paupières, l'écran
trop haut.
Les salariés qui travaillent sur écran d'une
façon
importante
bénéficient d'une
surveillance
médicale. En cas des troubles visuels,
ils doivent en informer le
service de santé au travail.
Troubles
musculosquelettiques
Le travail sur écran de façon prolongé
peut engendrer des troubles
musculo squelettiques (TMS) au niveau dos, cou,
épaules,
poignet et
mains,
décrites dans le tableau des
maladies
professionnelles
n°57 pour le
régime général et N°39 pour le
régime agricole.
En France, 3 à 4 % des TMS reconnues seraient imputables au
travail sur écran (source INRS)
L'origine des TMS est multifactorielle, pour le travail sur
écran, nous trouvons :
la posture statique et prolongée
les gestes répétitifs
le contenu de la tâche, monotonie, concentration
l'ergonomie du poste
le stress
Les troubles musculo squelettiques peuvent être notablement
réduits par
une bonne ergonomie du poste de travail
des pauses régulières
une organisation du travail adaptée
des tâches variées
une bonne connaissance des logiciels utilisés
Stress

Le
travail sur écran peut être source de stress par
une mauvaise
connaissance des logiciels utilisés, des temps de
réponses longs, des
bugs informatiques avec arrêt de fonctionnement ou perte
du travail en cours, des changements dans l'organisation du travail,
des
contraintes de temps.
Problèmes
cutanés
Ces problèmes seraient plutôt causés
par la sécheresse de l'air ambiant (climatisation)
que par le travail sur écran lui-même.
Rayonnements

Divers
rayonnements
sont émis par les tubes cathodiques (Ultra Violet, Infra
Rouge, Rayons X, ultra
sons, champs électriques et
électromagnétiques), mais restent largement
inférieurs aux valeurs limites d'exposition. Ces
rayonnements sont encore plus
faibles dans les écrans à cristaux liquides ou
à plasma. Les études faites
n'ont pas démontré d'augmentation des fausses
couches chez la femme enceinte
travaillant sur écran de visualisation.
ergonomie
Pour une bonne installation du
poste de travail, il faut tenir
compte
de tous les éléments qui composent le cadre de
travail:
Le décret n°91-451 du 14 mai 1991 indique les points
suivants :

La
température et l'hygrométrie
doivent
être réglables pour le confort de
l'opérateur et la pièce de travail doit
être correctement ventilée.
L'éclairage
naturel est préférable à
l'éclairage artificiel, mais dans la
majorité des cas, des luminaires sont
nécessaires. Dans le cas du
travail sur écran, il faut installer le poste
perpendiculairement aux
fenêtres et entre deux rangées de plafonniers pour
éviter à
l'opérateur d'être ébloui et d'avoir
des reflets sur l'écran.
L'éclairage
des lieux de travail de bureau doit être au minimum de 200
lux.
Les fenêtres
peuvent être munies de stores ou de rideaux, les
luminaires doivent posséder des grilles de
défilement et ne pas
clignoter.
Aidé d'une lampe d'appoint, l'opérateur peut
consulter facilement son
document et son clavier.
Le fauteuil

Il doit être muni
de 5 pieds, réglable, confortable et permettre à
l'opérateur d'appuyer
son dos et n'occasionnant pas de pression à
l'intérieur des genoux.
Le fauteuil pourra être
agrémenté d'un repose-pied si les pieds ne
reposent pas à plat sur le
sol.
Les jambes forment un angle droit. Il doit y avoir un espace
de 10
à
15 cm entre les cuisses et le bureau.
le plan de travail
Il doit être mat
et pastel pour éviter de générer des
reflets. S'il possède deux niveaux le
plus bas sera réservé à la souris et
au clavier.
l'écran
Sa
taille dépend
du travail à effectuer, par exemple : il sera de 21 pouces
pour les
dessinateurs industriels et de 17 pouces pour du travail de
secrétariat. Il
sera traité contre les reflets ou à
défaut comporter un filtre. Il doit être
nettoyé régulièrement et ne pas avoir
de clignotement. Il sera orienté face
à l'opérateur, le haut de l'écran au
niveau des yeux pour
éviter la fatigue musculaire au niveau du cou et des
épaules.
Les écrans à
fond clair sont préférables au fond noir et le
contraste doit être satisfaisant.
Les
écrans à cristaux liquides ou à plasma
ont des niveaux de radiations plus bas
que les tubes cathodiques. Par leur faible encombrement, ils sont plus
faciles
à installer.
le
clavier

Il
sera posé
devant l'opérateur à la même hauteur que le coude de l'opérateur. Les
touches doivent être
douces et il faut éviter de
faire reposer les poignets sur le plan de travail. Il sera idéalament
éloigné du bord du bureau de 10 à 15 cm pour permttre un angle
confortable au niveau des bras.
la souris

Elle
sera posée
sur un tapis à côté du clavier
à droite pour les droitiers, à gauche
pour les gauchers. Les gauchers devront utiliser des souris pour
gaucher. Le poignet ne doit pas être en appui sur le bureau pour éviter
la compression au niveau du canal carpien.
le
porte document
Il sera posé entre
le clavier et l'écran à la hauteur du regard pour
éviter les mouvements
fréquents de la tête et la fatigue oculaire.
le PC portable
De plus en plus utilisé, il permet de
travailler pendant les trajets professionnels (train, avion) et au
domicile. Cependant, il pose quelques problèmes ergonomiques.
-
l'écran
- la clavier
- l'installation générale
- le rythme de
travail

Position
confortable
Le regard légèrement vers le bas, le haut de
l'écran à hauteur des yeux.
L'angle du coude doit être droit ou obtus.
La main dans le prolongement de l'avant bras.
Le dos soutenu par un dossier.
Rythme
de travail
Le travail sur écran
par l'attention soutenue et les postures de travail qu'il impose
provoque
fatigue oculaire et troubles musculo-squelettiques. Des pauses
réparties dans la journée éviteront
ces inconvénients si elles sont prises avant
l'apparition des troubles. La pause est un
réel changement
d'activité, l'attente d'une réponse sur
l'écran n'est pas suffisante. Les
pauses doivent être courtes et fréquentes, des
pauses longues et rares étant moins reposantes. La
fréquence des pauses sera de 15 minutes
toutes les 2 heures ou de 5 minutes toutes les 45 minutes,
selon la tâche effectuée.
Pendant les pauses,
l'opérateur peut effectuer des petits mouvements de
"gymnastique"
adaptés (rotation de la tête, étirement
du dos,...) permettant de reposer les yeux et les muscles.
Le travail sur
écran sera mieux vécu si les tâches
sont
variées et motivantes, permettant
la prise d'initiatives, avec des logiciels adaptés sur
lesquels
l'opérateur
aura été suffisamment formé. Le
matériel
informatique doit assurer un temps
de réponse rapide et limiter les "bugs".
L'employeur
Dans le document unique, l'employeur doit mettre à jour
l'évaluation des risques de l'entreprise
art R230-1 du code du travail . Le
travail sur écran figure dans ces risques.
Information
aux salariés
Les salariés doivent
recevoir une information sur leur poste de travail et être
informés des
risques liés au travail sur écran de
visualisation.
Surveillance
médicale
Le salarié devant être affecté
à un poste de travail sur écran doit
passer un examen des yeux et de la vue lors de sa visite
médicale
d'embauche permettant de dépister toute anomalie de la
vision (acuité visuelle, phories, vision des couleurs, ...)
art R241-48 du code du travail
Le médecin du travail peut demander un examen
complémentaire chez un spécialiste. Cet examen
à la charge de l'employeur et compté comme temps
de travail
art R241-53 du code du travail
L'examen de la vue sera renouvelé au cours de la visite
médicale tous les 24 mois
art R241-48 du code du travail ou
sur demande du salarié. En effet, un salarié
souffrant
de fatigue visuelle, de troubles visuels ou de maux de tête
pouvant être
imputés au travail sur écran, doit se faire
examiner par
le médecin du
travail. Ce dernier pourra demander un examen plus approfondi chez un
ophtalmologiste.
Les examens complémentaires effectués par
l'infirmier de santé au travail sont effectués le
plus souvent à l'aide d'un visiotest ou d'un ergovision.
L'interrogatoire de pré-visite pourra porter sur les
troubles visuels, les maux de tête, les douleurs du cou, du
dos, des épaules, des poignets et des mains.
Selon les accords de branches, le travail sur écran peut
être considéré comme
nécéssitant une surveillance médicale
renforcée.
art R241-50 du code du travail
En
savoir plus
pixel : une aide pour évaluer le travail sur écran
des salariés
Des
conseils
animés de l'institut de santé au
travail du nord de
la France
Bossons-futes
fiche sur le travail
sur écran (Dernière
mise à jour octobre 2005)
AST
67 dossier sur le travail sur
écran (dernière mise à jour en janvier
2006)
AMST Toulouse
Prévention Santé
Travail sur Ecran
GIMS13
Evaluer les risques pour mieux les prévenir le travail sur
écran
inrs
dossier sur le travail sur écran
(Dernière
mise à jour 17/01/2007)
actualites
inrs (02/2007)
dos majeur travail devant
écran de
visualisation
Décret
91-451 du 14 mai 1991