IST
Rôle, missions et compétences
des infirmier(e)s de santé au travail



Le bruit

dossier
mis à jour le 01/03/11



Le bruit reste une problématique importante en médecine du travail. Dans les entreprises industrielles, il reste une des premières causes de maladie professionnelle (tableau n°42 du Régime général et tableau n°46 du régime agricole). D'après l'étude SUMER, 3 millions de travailleurs seraient exposés à plus de 85 dBA dont 6,8 % pendant plus de la moitié de leur temps de travail.

La directive 2003/10/CE du parlement Européen et du Conseil du 06/02/2003 impose aux employeurs de nouvelles limites applicables en février 2006. Les décrets d'application ont été publiés au journal officel le 20 juillet 2006.

Les prochaines journées de l'audition auront lieu le 10 mars 2011.



  1. Le bruit
  2. rappels anatomiques
  3. Causes de surdité
  4. Maladie professionnelle
  5. Effets du bruit
  6. L'audiométrie
  7. Déroulement de l'examen
  8. Résultats de l'audiogramme
  9. Les mesures de bruit
  10. Prévention collective
  11. Prévention individuelle
  12. Surveillance médicale renforcée
  13. En savoir plus
JNA2011

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Le bruit


Le bruit est le résultat d'une vibration de l'air. Les vibrations plus ou moins rapides donnent des sons graves (fréquences basses) ou aigus (fréquences élevées). La fréquence des vibrations se mesure en Hertz (Hz) et leur intensité en décibels (dBA). L'oreille humaine peut entendre des sons compris entre 20 et 20 000 Hz. Les vibrations induites par le bruit provoquent une variation de pression atmosphérique de l'air, mesurée en Pascal. A cette pression atmosphérique, s'associe l'énergie sonore, c'est le "niveau sonore". Pour l'oreille humaine, l'échelle des bruits varie de 1/100 000 à 100 pascals, aussi pour simplifier les calculs, on utilise l'échelle logarithmique et  on parle maintenant de décibels (dB).

Avec les décibels, quand on double un niveau sonore, on obtient une augmentation de 3 dB.
Exemple : 2 machines de 80 dB chacune donneront ensemble un niveau sonore de 83 dB.

80 dB 83 dB 86 dB

L'oreille humaine n'est pas sensible aux différentes fréquences de la même façon, aussi pour reproduire le comportement de l'oreille face au bruit, on parle de dBA qui représente le décibel pondéré A. Les appareils de mesure de bruit sont équipés de filtres qui permettent d'apprécier les sons perçus par l'oreille humaine .
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Quelques mesures (source inrs)

140 dBA réacteur d'avion


12O dBA seuil de la douleur

100 dBA machine bruyante

90 dBA moto - camion cote de danger

85 dBA atelier bruyant cote d'alerte

80 bDA atelier
50 dBA conversation
30 dBA campagne tranquille

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rappels anatomiques


L'appareil auditif est composé de 3 parties principales

oreille interne oreille moyenne oreille externe




oreille interne renfermant la cochlée, l'organe de Corti et les cellules ciliées oreille moyenne formée de la caisse du tympan renfermant la chaine des osselets (marteau, enclume et étrier) oreille externe comprenant le pavillon, le conduit auditif externe et la membrane du tympan.


Le son parvient au pavillon et passe dans le conduit auditif externe et arrive sur la membrane du tympan qui se déforme sous l'effet de la pression. La déformation du tympan se transmet aux osselets dans l'oreille moyenne puis arrive aux cellules ciliées de l'organe de Corti. Les cellules ciliées transmettent les informations sonores au cerveau par le nerf auditif interne. Ce système se décompose en deux processus principaux :

- le processus de transmission qui permet tout d'abord de recueillir les ondes sonores de l'air environnant qui aboutit à la stimulation des cellules sensorielles ciliées
- le processus de perception, avec naissance d'un influx nerveux qui sera transmis au cerveau.

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Causes de surdité


Les traumatismes sonores répétés au cours de la vie professionnelle peuvent faire survenir une baisse de la perception auditive en détruisant peu à peu l'organe de Corti. Cette surdité est bilatérale.

Mais le travail en atmosphère comprimée, les bruits d'explosion, les accidents de dépressurisation donnent lieu à des reconnaissances en accident du travail. Cette surdité peut être unilatérale ou bilatérale.
L'évolution de la surdité dépend de plusieurs facteurs :
- les niveaux d'exposition du bruit (intensité, nature, fréquence)
- la durée d'exposition
- la sensibilité individuelle.


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Maladie professionnelle


La surdité professionnelle est décrite dans le tableau n°42 du régime général et n°46 du régime agricole.
Pour être reconnue en maladie professionnelle, la surdité doit répondre à trois critères :
- déficit bilatéral par lésion cochléaire
- irréversible
- stabilisation du déficit dès le retrait de l'exposition Le Déficit moyen (Dm) sur la meilleure oreille doit être > ou = 35 dB

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Effets du bruit


Le principal effet du bruit est la surdité
- qui s'installe progressivement lors d'une exposition prolongée à des bruits élevés par destruction de l'organe de Corti. Cette surdité est irréversible et se caractérise par une baisse de perception des sons de fréquence 4 000 Hz à l'audiogramme.
- d'apparition brutale après une exposition à un son d'intensité très forte comme une explosion avec lésion du tympan, des osselets ou de la cochlée

L'évolution est progressive et se décompose en plusieurs phases :

- Au début du travail dans le bruit, le salarié ressent une fatigue auditive avec acouphènes (sifflements aigus) et sensation d'oreille bouchée. Ces troubles disparaissent après quelques heures ou jours si on retire le salarié du milieu bruyant. A ce stade, on trouve déjà une baisse dans les 4000 Hz sur un audiogramme pratiqué en fin de journée.

- le salarié "s'habitue " au bruit et les acouphènes disparaissent.

- Le salarié commence à être gêné lors des conversations (voix chuchotée), entend à nouveau des acouphènes et à l'audiogramme, on retrouve une baisse aux fréquences voisines de 4000 Hz (de 2000 à 6000 Hz).

-  La surdité est importante et gênante. Sur l'audiogramme, la baisse atteint toutes les fréquences avec une forte baisse sur les fréquences aigûes.

Les autres effets du bruit

- fatigue, nervosité, irritabilité, difficulté de concentration, troubles du sommeil.
- troubles de l'équilibre, vertiges, nausées par l'atteinte du vestibule.
- des troubles cardio-vasculaires, endocriniens, ophtalmologiques et digestifs ont aussi été décrits mais non prouvés dans la pathologie professionnelle. Le bruit peut être responsable d'hypertension artérielle.
- indirectement : accidents du travail.

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L'audiométrie


Cet examen est demandé par le médecin du travail et est effectué en général par l'infirmier. Il est prescrit
- en référence pour un salarié affecté à un poste exposé entre 80 et 85 dBA.
- avant l'exposition à un poste à exposition sonore > ou = 85 dBA afin de dépister une éventuelle contre indication et servir de référence en cas de baisse de l'audition du salarié.
- un an après la prise de poste.

audiogramme

Courbe normale

Baisse visible à 4000 Hz

La baisse atteint 2000 Hz

La surdité est importante et irréversible


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L'audiométrie permet de tester l'audition mais doit répondre à certains critères pour être fiable :
- un appareil au minimum de classe 4, normalisé et calibré, donnant des sons de fréquences variant entre 500 et 8000 Hz et d'intensité entre 0 et 120 dBA, variant de 5dBA, avec un casque ou des hauts parleurs.
- une cabine insonorisée (bruit résiduel <15 dBA)
- une bonne compréhension du sujet testé.
- le sujet testé n'aura pas été exposé au bruit avant l'examen (convoquer les sujets en début de poste)

Il existe 2 types d'audiomètres :

 - l'audiomètre manuel : l'opérateur envoie des sons de différentes fréquences en faisant varier l'intensité.  Le sujet indique à quel moment son seuil d'audition  est dépassé et ce point est reporté sur un graphique. En reliant les points des différentes fréquence, on obtient l'audiogramme.

- l'audiomètre automatique : c'est le sujet qui en donnant des réponses aux différentes intensités fera réagir automatiquement l'appareil. Il existe également l'audioscan qui balaye les différentes fréquences. 

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Déroulement de l'examen


Avant l'examen :
- s'assurer que le sujet n'a pas été exposé au bruit ou qu'il a porté ses protections auditives.
- vérifier l'absence de cérumen dans le conduit auditif
- installer le sujet dans la cabine
- lui expliquer le déroulement de l'examen
- lui demander s'il a des acouphènes
- faire retirer les lunettes et les boucles d'oreilles
- placer les écouteurs correctement sur les oreilles

Le sujet testé ne doit pas voir le mouvement des mains sur l'appareil.

Le test commence par la fréquence de 1000 Hz. La stimulation sonore dure de 1 à 2 seconde. Le temps entre les stimulations suivantes doit être variable.
Les stimulations continuent progressivement sur les fréquences aiguës.
Ensuite, sont testées les fréquences de plus en plus graves en repassant d'abord par celle de 1000Hz.

Chaque fréquence est testée en diminuant l'intensité de 5 en 5 dB, jusqu'au moment où le salarié n'entend plus.
Le son noté est le dernier entendu par le sujet.

On effectue le même procédé au niveau de l'autre oreille.

Pour éviter la fatigue du sujet, l'examen ne doit pas excéder une durée de 20 minutes.

Les erreurs peuvent provenir de :
- mauvais branchement (droite - gauche, pas de son ...)
- mauvaise compréhension du sujet.
- bruits extérieurs gênant l'examen.


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Résultats de l'audiogramme


Les audiogrammes servent de référence et d'indicateurs pour évaluer les pertes d'audition individuelles et collectives. On peut en déduire l'indice précoce d'alerte (IPA) et le déficit moyen (Dm).


Indice précoce d'alerte
(IPA): C'est un calcul basé sur les pertes d'audition pour les fréquences 3000, 4000 et 6000 Hz, les premières touchées en cas d'exposition au bruit.  Ce calcul permet d'établir des statistiques qui servent d'indicateurs pour une population soumise au même risque. L'IPA permet de détecter un risque avant d'arriver à des pertes d'audition importantes pouvant donner lieu à des déclarations en maladie professionnelles. Ces résultats collectifs (moyenne des IPA pour un groupe de salariés) peuvent être donnés à titre d'indicateur à l'entreprise et servent à évaluer les niveaux d'exposition pour une population donnée et mettre en oeuvre des actions de prévention.


IPA = (d3000 + d4000 + d6000) / 3


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le déficit moyen (Dm) :

C'est un calcul permettant d'évaluer la perte d'audition sur chaque oreille calculé sur les fréquences 500, 1000, 2000 et 4000 Hz, avec des facteurs de pondération 2, 4, 3 et 1. Ce calcul est indispensable pour la reconnaissance en maladie professionnelle. 

Attention : depuis septembre 2003, le calcul s'effectue sans facteurs de pondération, en faisant la moyenne de pertes pour 500, 1000, 2000 et 4000 Hz.

calcul avant septembre 2003 : Dm = (2xd500 + 4xd1000 + 3xd2000 + d4000 )/10

calcul depuis septembre 2003 : Dm = (d500 + d1000 + d2000 + d4000)/4 

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Les mesures de bruit



L'article L4121-3 du code du travail impose à l'employeur l'évaluation des risques et leur prévention.

L'article R4431-2 du code du travail donne les valeurs limites d'exposition concernant le bruit.

Dans ce cadre, l'employeur évalue les niveaux de bruit par des mesurages pouvant être effectués par le service de santé au travail ou par un organisme compétent.
Ils doivent être effectués :
- en cas de modification des installations pouvant élever le niveau de bruit,
- au moins tous les 5 ans.

L'évaluation et les résultats des mesures de bruit seront conservé et consultables pendant 10 ans, (le décret n'impose pas de format papier ou informatique). Ils seront tenus à la disposition des membres du CHSCT, des délégués du personnel, de l'inspecteur ou le contrôleur du travail et des agents de prévention de la CRAM.

Le médecin du travail reçoit les résultats afin d'adapter la surveillance des salariés exposés et l'inclu dans leurs dossiers médicaux.


L'employeur est tenu de diminuer autant que possible le bruit ambiant des locaux de travail, (Décret n°88-405 du 21 avril 1988) mais ce n'est pas toujours possible. Afin d'assurer une surveillance du personnel, il est nécessaire d'identifier les salariés soumis à des exposition sonores quotidiennes comprises entre 80 et 85 dBA et > 85 dBA ou de pression acoustique de crête > ou = 137 dB sans dépasser 87 dBA et 140 dB de pression acoustique de crête.

Les mesures de bruit sont effectuées à l'aide d'un sonomètre. C'est un appareil qui doit être régulièrement étalonné. Il est muni d'un microphone et  permet de prendre des mesures de bruit au niveau des oreilles des opérateurs et à différents endroits d'un atelier bruyant (zones de passage) sur des temps assez courts (quelques secondes à 1 minutes)
En cas de résultats élevés ou ayant beaucoup de variations, une mesure plus précise peut être effectuée à l'aide d'exposimètres portés par les opérateurs pendant une journée de travail. L'analyse de ces mesures permet de calculer la dose totale de bruit reçue pour une exposition journalière.

Ces mesures de bruits permettent d'établir une cartographie du bruit en identifiant les postes à risques art R4431-2 du Code du Travail.

Résultats des mesures :

Exposition sonore quotidienne > ou = 80 dBA ou pression acoustique de crête > 135 dB Faire de nouvelles mesures tous les 5 ans
Mettre à disposition des salariés des moyens de protection (casques, bouchons, ...) et leur donner une information sur les risques liés à l'exposition au bruit.
Exposition sonore quotidienne > ou = 85 dBA ou pression acoustique de crête > 137 dB L'employeur doit veiller au port des protections auditives et signaler les zones bruyantes
Les salariés bénéficient d'une Surveillance Médicale Renforcée.
Exposition sonore quotidienne > 87 dBA ou Pression acoustique de crête > 140 dB maximum d'exposition des salariés. 

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Prévention collective


C'est la première action à mettre en oeuvre art L4121-2 du code du travail
Tout d'abord, l'employeur doit 
- acheter des machines silencieuses
- réduire le bruit dès sa source
- supprimer ou réduire les ondes réfléchies contre les parois
- isoler les machines ou locaux bruyants
- isoler du bruit extérieur
- limiter le temps d'exposition des salariés

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Prévention individuelle


En cas d'impossibilité ou de limite des mesures collectives pour diminuer le bruit au dessous de 80 dBA, l'employeur fournit à ses salariés exposés des casques, bouchons, bouchons moulés,... 

Le choix des protecteurs individuels est établi en fonction de
- l'avis des salariés exposés au bruit
- l'avis du médecin du travail
- éventuellement les conseils demandés aux agents de prévention des CRAM

Il doit informer les salariés
- des risques liés au bruit,
- des actions mises en place pour réduire le bruit
- des résultats des mesurages et leur signification
- de l'utilisation de façon correcte des EPI
- de l'utilité du dépistage et des signes de l'altération de l"ouïe
- de la surveillance médicale renforcée mise en place par le médecin du travail Art R4435-1 du Code du Travail
- des consignes à respecter au poste de travail.

Les salariés doivent être formés à l'utilisation des moyens de prévention. Au moment de la visite annuelle, le médecin du travail rappelle les conseils utiles pour le port des protections auditives :
- port en permanence
- hygiène du casque
- hygiène des mains pour la mise en place des bouchons 
- changement du matériel quand c'est nécessaire.
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Surveillance médicale renforcée


Tout salarié soumis à une exposition sonore quotidienne > ou = 85 dBA  et/ou 137 dBC de pointe acoustique de crête, bénéficie d'une SMR, art R4435-1 du code du travail comprenant un examen clinique et audiométrique afin de surveiller l'évolution de l'audition et l'efficacité des moyens de protection.
Au cours de ces visites, le médecin du travail informe le salariés des risques liés au bruit et des moyens de prévention mis en oeuvre par l'employeur. Le médecin met en place une fiche d'exposition dans chaque dossier médical qui indique le poste occupé, la durée d'exposition et les mesures de bruit au poste. Le dossier sera conservé 10 ans après la fin de l'exposition au bruit du salarié.




En cas de découverte d'altération de l'ouïe d'un salarié exposé, le médecin du travail évalue le lien entre la baisse auditive et l'exposition au bruit. Il en informe le salarié.

Si la responsabilité de l'exposition est avérée, le médecin du travail peut demander à l'employeur
- une nouvelle évaluation des risques
- une réévaluation des mesures prises pour diminuer les risques

L'employeur devra tenir compte de l'avis du médecin du travail
- pour supprimer ou réduire les risques et pour affecter le salarié à un autre poste moins bruyant
- pour effectuer une nouvelle surveillance des salariés soumis à la même exposition.

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En savoir plus


Inrs : évaluer et mesurer l'exposition professionnelle au bruit ED6035 (septembre 2009)
site de médecine du travail de midi-pyrénées
dossier sur le bruit de l'inrs remis à jour le 16/04/09
infrobruit.org
audition-infos.org
directive 2003/10/CE du Parlement Européen et du Conseil du 06/02/2003

Recommandations et instructions techniques aux médecins du travail assurant la surveillance médicale des travailleurs exposés au bruit (actualisé le 24 septembre 2004)
audiométrie fondamentale

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